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La Motte

En 1258 existait prés de l'Ille le manoir de la Motte de Chevaigné appartenant aux seigneurs du même nom.

Il s'agissait d'une construction en bois du Haut moyen-age, entourée de fossés. Vers 1427 elle devint la propriété des BUSSON du GAZON qui la vendirent aux THIERRY du BOIS ORCANT seigneurs de la RIVAUDIÈRE. Ceux-ci l'abandonnèrent à la fin du 15ème siècle pour leur nouvelle demeure de la Rivaudière située sur la rive droite de l'Ille.

Historique

CHEVAIGNÉ était en 1152 un prieuré qui avait été attribué à la puissante Abbaye de st MELAINE, par l'évêque de RENNES ALAIN et confirmé par le pape LUCE III en 1183, mais Chevaigné est d'origine plus ancienne.

Il s'agissait manifestement d'un pagus ou villa Gallo-romaine, établi sur le bord de l'Ille à proximité de la voie Romaine RENNES-AVRANCHES, comme en fait foi son nom latinisé qui vient du patronyme d'un homme auquel on aurait ajouté le suffixe GNE... à moins que le nom de cette commune soit, comme pour Chavagne ou Chauvigné une allusion à la possible culture...de Chanvre.

En 1185 le nom de la commune était : Ecclésia de Cheveneio, en 1258 il était Parochia de Chevegneyo et en 1411 Parochia de Chevegnayum.

L'église

Datant du 15ème-16ème siècle, dédiée à St Pierre, l'église est bâtie à flanc de coteau sur un placis auquel on accède par des marches.

Un clocher d'ardoises au toit de carène terminé par une flèche surmonte sa toiture. Extérieurement le chevet présente des rampants ornés de crochets et de gargouilles grotesques sur son pignon, percé d'une belle ouverture gothique à trois meneaux inscrits dans un arc brisé.

Ce qui est remarquable dans cette église c'est la maîtresse vitre du chœur qui date de 1550. Classée monument historique, elle représente l'ensevelissement du Christ. Sont aussi représentés les portraits agenouillés de François Thierry Seigneur de la Rivaudière, de Françoise du Puy du Fou sa femme et leur fille Marguerite.

Deux chapelles viendront s'ajouter à droite et à gauche vers 1774 (date retrouvée sur une ardoise du croisillon nord).

Le croisillon Sud comprend des panneaux de bois sculptés renaissance venant de la chapelle du manoir de la Rivaudière et représentant des portraits d'hommes et de femmes. Dans le croisillon Nord existe des fonds baptismaux octogonaux doubles en granit datant du 15ème siècle.

Les Manoirs
La Rivaudière

A partir du 16eme siécle la seigneurie de la RIVAUDIÈRE consistait en onze fiefs s'étendant en Chevaigné, Betton, Melesse, L'Hermitage, Montreuil sur Ille, Mouazé, St Aubin d'aubigné, Feins, St Martin et Toussaint de Rennes.

Ses fourches patibulaires s'élevaient en 1534 sur la lande de Gautrel.

Sa haute justice s'exerçait au bourg de Chevaigné ; les manoirs de la GAVOUYERE en St Aubin d'Aubigné, de la PIGLAIE et du GAHIL en Mouazé relevaient d'elle.

Le domaine proche comprenait entre autres les métairies nobles de la MOTTE du BOIS ROBERT, de la HIRDELAYE, du MOULIN de CHOISEL et de la CLAIREJANDIERE.

Le seigneur de Chevaigné jouissait aussi du droit de lever des coutumes dans toute l'étendue de la baronnie d'Aubigné, aux ponts de Chevaigné, de Pontillet, de Melesse, aux moulins de la Motte et du Pont.

L'ensemble de la Châtellenie de la Rivaudière s'étendait sur dix paroisses et valait au 18eme siècle environ 7000 livres de rentes.

A cette époque le manoir comprenait 13 pièces réparties sur deux niveaux, avec accès à l'étage par une tour centrale. Plus loin une chapelle construite en 1520 dans un bois de futaie au bord de la rivière l'Ille, disparue aujourd'hui du fait du passage du canal. Existait aussi près de la maison du garde un colombier, également disparu vers 1900.

LA NOLAYE

En 1427 les Busson du Gazon en étaient les propriétaires plus tard vers 1700, elle devint la propriété des Lecompte, Sieurs de Frénes.

LA HOUSSAYE

En 1427 et 1522, appartenait aux Hay, seigneurs du Breil Hay, puis aux de Marbeuf en 1680. Elle passa ensuite par alliance aux Marot, seigneurs de la Garaye qui en étaient encore propriétaires en 1789.

LE BOIS DENIEL

Appartenait aux du Gué en 1427 et 1513.

LE LOGIS de la CABOCHAIS

Cette ancienne métairie du début du 17éme siécle, appartenait au Moreau Seigneurs de la Méletière d'Erbrée qui s'en séparèrent seulement en 1858.

Au XVIIIème SIECLE

Vers 1750 il n’y avait que peu de routes, seulement des chemins.

Le 'grand chemin' était la route de RENNES à ANTRAIN, sensiblement le tracé actuel.

En 1720 RENNES brûla, la reconstruction des quartiers disparus demanda beaucoup de chaux, c'est à cette époque que les fours à chaux de QUENON furent construits, leur activité dura pendant plus de deux siècles et cessa définitivement après la seconde guerre mondiale.

La période révolutionnaire

Le 6 Avril 1789 Mr le sénéchal de la paroisse Mathurin Jean Baptiste PHILOUZE qui était aussi juge de la juridiction de la châtellenie de la RIVAUDIÈRE, réunit 17 habitants payant des impôts. Ils établissent ensemble un cahier de doléances et de remontrances, comprenant 34 articles, et répondant à l'exécution des lettres royales du 24 Janvier 1789.

Le 12 Avril 1790 : se réunit le premier conseil municipal dans l'église et élection du premier Maire, le sieur Mondehair de la Galonnais. Le premier secrétaire de séance est l'abbé Joseph Bligné vicaire.

Le 12 Juin 1790 : mise en place de la garde nationale, le capitaine est le Maire, le lieutenant est Julien Aubrée (meunier du moulin du pont)

1792 : François Chausseblanche curé de Chevaigné refuse de prêter serment à la convention, il est arrêté et emprisonné au Mont Saint Michel, devenu une prison.

24 Avril 1794 : sérieux dégâts dans l'église faits par la troupe, consécutif au passage de troupes allant et revenant à la poursuite des « brigands de Vendèe »

19 Juillet 1794 : mort du marquis Toussaint de Cornulier, seigneur de la Rivaudiére, guillotiné à Paris. Son épouse Amélie de St Pern de Ligouyer, enceinte, eut la vie sauve.

15 juillet 1795 : assassinat de l'abbé Joseph Bligné dans un chemin prés de la Galonnais, sur le territoire de Betton.

21 Thermidor an VI (8 Août 1798) : mise à l'abri du meunier de la Motte Toussaint Cotherel suite à des menaces proférées par des chouans.

Mai 1799 : arrestation d'un chef chouan nommé Férard, lettre de félicitation adressée aux habitants de Chevaigné par la sûreté nationale : « ce trait d'énergie annonce les dispositions les plus louables et me fait un vrai plaisir de féliciter les braves habitants pour leur zèle et leur amour de l'ordre et de la tranquillité. »

Au XXème SIECLE

1907 : construction d'une école publique de filles, Melle Victoire Allix est la 1ère institutrice.

3 août 1914 : les 630 habitants de Chevaigné voient partir 180 des leurs à la guerre, 41 d'entre eux perdront la vie.

1920 : déplacement du cimetière qui était autour de l'église depuis le 16ème siècle.

1922 : mise en place et inauguration du monument dédié à la mémoire des morts pour la patrie.

18 Juin 1940 : arrivée de deux Allemands, sur leur moto side-car, marquant le début de l'occupation.

4 Juillet 1944 : 1er bombardement du pont de la Galonnais (pas de victimes, mais dégâts matériels)

1ER AOÛT 1944 : vers midi, arrivée des premiers soldats américains de l'armée PATTON, mettant ainsi fin à quatre années difficiles.

1975 : nouveau recensement de la population : 773 habitants. A partir de cette date l'évolution de Chevaigné s'accélère : les premiers lotissements voient le jour.

1985/86: Construction d'une salle de sports et d'une salle polyvalente.

1987 : achat et rénovation de l'ancien patronage.

5 Septembre 1988 : inauguration de la halte SNCF : 82 ans après la première demande du maire Louis Gallais, le 11 juin 1906.

1988/89 : construction d'un restaurant municipal. Construction d'une bibliothèque municipale.

1991/92 : construction d'une école maternelle.

1993 : construction des premiers logements locatifs.

1996 : achat d'un pavillon et transformation pour l'ouverture d'une école de musique.

1997/98 : enfouissement des réseaux et arrivée du gaz. Réfection des réseaux eaux usées et pluviales. Agrandissement de l'école publique qui devient L'école Jules VERNE.

2001/02 : rénovation et agrandissement de la mairie.

2002 : agrandissement de l'atelier municipal. Construction du nouveau pont de la Motte.

2003 : Déplacement du Monument - Aménagement du bourg.

2004 : Construction d'un local de stockage - salle des tilleuls

2004 : le restaurant municipal s'agrandit d'une nouvelle salle et le  système de distribution aux enfants change : le self-service entre en vigueur.

2005 : au cimetière de la commune : mise en place d'un colombarium.

2006 : l'ancienne école publique connaît une complète transformation et devient 'Maison de l'Enfance'. Il  faut lui donner un nom : celui d'un maître d'école qui a enseigné plus de trente années à Chevaigné est choisi : Alfred Moisan. Le CLSH et l'association 'Pain d'épices' y sont désormais accueillis. Un local est également prêt à recevoir une classe supplémentaire.

2007 : heureux piètons, grâce à une passerelle  venant doubler le pont sur l'Ille il leur est désormais possible de rejoindre  en toute sécurité les bords du canal où l'ancienne scierie, maintenant restaurée, est aménagée en espace- détente faisant la joie des boulistes...

... et puis 2007 voit l'ancienne salle du CLSH transformée en local à usage des associations et des expositions. Il lui fallait un nom : celui d' un grand ministre de l'Education...et des Beaux-arts, victime de la tyrannie et de l'intolérance, lâchement assassiné en 1944 sera retenu : Jean ZAY.

2007 : voit les débuts des travaux de rénovation du terrain de foot-ball, transformé en terrain synthétique.

La salle polyvalente s'agrandit d'un local de rangement.

 

Au XIXème SIECLE

En 1828, le cadastre commencé sous Napoléon en 1810 voit sa réalisation terminée, voir le plan du bourg de cette époque.

Une trentaine de maisons se trouvait autour de l'église, la population était De 650 habitants dont environ 120 dans le bourg.

A cette époque la commune a subi un profond changement : entre 1823 et 1827 les biefs des Cours et de Grugedaine ont été creusés, il faut plutôt dire aménagés car le niveau du canal se trouve au dessus du niveau de la rivière l'Ille, d'ou la mise en place de digues.

Les écluses et leurs maisons ont été construites en 1827-1828.

Le lit de la rivière a été modifié en deux endroits : face à la Rivaudière et à Grugedaine pour permettre le passage du canal.

6 Mai 1832 : l'éclusier de Grugedaine Jean Marie Juhore et celui des Cours Julien Denais virent passer Mr le préfet sur le bateau inaugural, empruntant les 4 Km 500 du canal à Chevaigné.

Sous Napoléon III, en 1857,l'école des garçons est assurée par l'abbé Chevalier, et le 6 Juillet de cette même année, la municipalité accepte la Création d'une école de filles avec enseignement dispensé par des Religieuses de la communauté de Rillé, dans des bâtiments appartenant à la famille St Pern de Ligouyer.

Après le canal, deuxième bouleversement du territoire : le chemin de fer suivant une voie parallèle va de nouveau couper la commune en deux.

Venant de Melesse l'accès au bourg est coupé par un remblai, pour remédier à cet état de fait un pont est construit sur la rivière en 1858 avec une route arrivant au bourg par le Champ-Michel et un deuxième pont au dessus des voies.

Sous le remblai, un aqueduc est percé pour l'évacuation des eaux et le passage des gens.

L'inauguration du chemin de fer a lieu en 1862 (gare de St Germain/Ille). Il faudra attendre 1988 pour avoir une halte à Chevaigné.

1881 : construction d'un bâtiment-école (école laïque de garçons), Mr Jean-Marie Bonhomme en est le 1er instituteur.